SELECTION D'OCCASION DESIGN XXème SIECLE

Charlotte Perriand

Née à Paris, Charlotte Perriand (1903-1999) a laissé derrière elle une œuvre moderne passionnante. La pertinence de ses propositions d’architecture intérieure continue d’influencer notre habitat contemporain. Diplômée de l’Union centrale des arts décoratifs en 1925, après 5 ans d’études, elle expose avec l’école des panneaux muraux représentant neuf muses pour un salon de musique à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925. Elle présente un « coin de salon » au Salon des artistes décorateurs de Paris de 1926, comprenant une table à plateau de verre et réalise la même année des tables en acier et verre.

Elle se fait connaître à l’âge de 24 ans avec son Bar sous le toit, comprenant également des guéridons, des tabourets bas et de bar à piètement cruciforme ou circulaire et une banquette, en acier chromé, aluminium anodisé et verre, créé pour son appartement-atelier de la place Saint-Sulpice, qui est présenté au Salon d’automne de 1927 et acclamé par la critique. Elle expose un cabinet en bois de violette, verre et métal au Salon des artistes décorateurs de 1927. Sur le conseil de Robert Mallet-Stevens, Marie-Laure et Charles, vicomte de Noailles acquièrent une table de jeu pliante pour leur villa de Hyères. Alors remarquée par les deux architectes, elle commence une collaboration qui dure dix ans (1927-1937) avec Pierre Jeanneret et le cousin de ce dernier Le Corbusier, qui l’intègre dans l’équipe de son agence en lui confiant la responsabilité de « l’équipement de l’habitation ». elle décide de rompre avec l’académisme architectural, et d’adopter des théories prenant en compte les matériaux, la fonctionnalité, les loisirs et le bien-être. Elle se tourne à cette époque vers le logement social qui, durant l’entre-deux-guerres fut une des questions les plus importantes et des plus difficiles à résoudre au vu de l’urgence d’une telle nécessité.
À partir des années 1940, son style est fortement influencé par un long séjour en extrême-orient, et notamment au Japon de 1940 à 1942 alors qu’elle est invitée par le gouvernement pour orienter la production d’art industriel du pays. “Le Japon à l’époque, c’était la lune”, écrit-elle. Charlotte Perriand s’y sent chez elle, captivée par les résonances qu’elle découvre entre le Japon traditionnel et les préceptes modernistes.
Traversant de bout en bout le XXe siècle, Charlotte Perriand laisse une œuvre exemplaire dont les collectionneurs et autres design addict se sont emparés en faisant flamber les prix. Indépendamment de ce phénomène, l’éditeur italien Cassina poursuit son travail de mémoire dans la collection I Maestri, en éditant des pièces choisies par Charlotte Perriand de son vivant.

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